Pour anticiper les effets de la dévaluation, le Département de la Santé a entrepris les mesures suivantes:
• Gel des prix à la consommation du 13 au 31 janvier 1994, suite à des négociations entre les différents intervenants dans le secteur du médicament.
• Limitation de la hausse des prix du médicament à travers une fixation consensuelle de nouvelles marges qui a vu le gouvernement ramener la pression fiscale sur les médicaments de 22% à 6%, les grossistes ramener leur marge de 20% à 14% et les pharmaciens d'officines de 25% à 20%. Ces différentes mesures ont permis de limiter la hausse à 55%.
• Relance de la politique des médicaments essentiels génériques tant au niveau national avec la redéfinition d'une nouvelle politique qu'au niveau sous-régional marqué par la déclaration d'Abidjan (mars 1994) et le Communiqué final de Bruxelles (avril 1995).
• Mise en place d'un système de distribution appelé le Schéma Directeur d'Approvisionnement et de Distribution.
• Mobilisation par le MSPAS de' ses partenaires au développement pour une aide ayant permis l'acquisition de MEG, par appel d'offres ouvert international, de qualité et à des prix très compétitifs.
• Accord entre les distributeurs privés et le MSPAS sur la mise en place de marges maximums sur les médicaments et la distribution de médicaments essentiels.
• Fixation par le MSPAS de marges maximums dans les formations publiques et communautaires.
• Elaboration du Code de Santé Publique.
POINTS FORTS
- L'existence d'un réseau communautaire de distribution.
- L'existence du Laboratoire National de Santé bien équipé.
- Rétablissement de l'Inspection de la Santé et de l'Action Sociale.
- L'existence d'une politique sectorielle de santé bien définie.
- La défiscalisation du médicament essentiel.
- Recherche, développement et production de médicaments traditionnels améliorés.
POINTS FAIBLES
- La persistance de la vente illicite des médicaments.
- La prescription irrationnelle.
- L'automédication.
- L'insuffisance du système d'information (information et sensibilisation, communication plus système information).
- L'inadéquation des dons.
- L'inexistence de systèmes de tiers payant.
- La mauvaise coordination du secteur pharmaceutique.
- Non-application des textes.
- La fiscalité non adaptée à la profession.
- L'insuffisance des moyens de recherche pour le développement de la médecine et la pharmacopée traditionnelle.
- La mauvaise maîtrise des appels d'offre