4.1 Secteur public
L'approvisionnement dans le secteur public, du secteur privé à but non lucratif et des ONG est assuré par la CPA.
La quasi-totalité des achats de médicaments du secteur public est financée par les partenaires au développement et l'Etat. Cet approvisionnement assure la disponibilité et l'accessibilité des médicaments sur toute l'étendue du pays.
Sur le plan de la distribution, le réseau actuel dans le secteur public est en début de décentralisation tant pour la distribution que pour la planification des besoins. Il existe des pharmacies préfectorales d'approvisionnement dans la plupart des chefs lieux de préfectures sanitaires pour assurer le circuit des médicaments vers la périphérie.
4.2 Secteur privé lucratif
Dans le secteur privé lucratif, la PHARMAT et le LABOREX assurent la distribution.
Les Pharmaciens d'officines et les dépositaires agréés sont également autorisés à importer les médicaments afin d'assurer la couverture pharmaceutique.
4.3 Dons
Les dons en médicaments ne correspondent pas toujours aux besoins précis et ne résultent pas d'une concertation préalable entre les donateurs et le Gouvernement.
4.4 Production locale
La production locale: malgré sa performance technique, la SIPT est confrontée dès son lancement aux difficultés financières consécutives à la dépréciation du FCFA et aussi au problème de marché pour l'écoulement de sa production. Les prix sont jugés très élevés car, la SIPT n'a pas bénéficié des subventions promises par l'Etat et des exonérations fiscalo-douanières dans le cadre de la convention d'établissement.
4.5 Marché parallèle
Un marché parallèle de grande importance s'est installé à N'Djaména et dans la plupart des grandes villes du Tchad. Dans les rues commerçantes, les étalages se succèdent. Des produits d'origines diverses ainsi que des échantillons médicaux sont vendus. C'est aussi le cas des médicaments génériques achetés en vrac. Le Gouvernement doit combattre ce système qui est néfaste pour la santé publique.
4.6. pharmacopée traditionnelle
Quant à la pharmacopée traditionnelle, bien que largement usitée par les populations, ses ressources sont encore loin d'être rationnellement exploitées. Il existe une cellule d'étude et de recherche de la Pharmacopée et de la médecine traditionnelle, au sein du Ministère de l'Education Nationale. Cette cellule délivre des autorisations d'exercice aux tradipraticiens. Le Ministère de la Santé étudie les modalités d'intégration de la médecine traditionnelle au sein du système de santé.